sireix


3 - Annales du Labeda

Extrait de "Bigorre et Quatre Vallées", t1, p.816

SIREIX (Aucun)
Sireix (nom pré-latin), établi sur le vestige du cône de Bun sur le flanc sud-est des vallées confluentes d'Azun et d'Estaing (811 m), présente l'originalité d'être en situation d'ombrée (exposée au nord-ouest) et les hivers y sont donc plus froids et plus neigeux que dans la plupart des communes du val d'Azun. Peu peuplée, cette modeste communauté (173 ha) possédait pourtant des prés étendus (42 % du territoire communal et 73 ha en 1978) qui expliquent l'importance des troupeaux ovins et bovins. L'agriculture n'occupe plus qu'un actif sur trois et la moitié travaille dans les centres du Lavedan tout proches par Saint-Savin.

Population Economie

1429
12 feux
1783131 communiants
an II-III 206 hab.
1806 203
1832 210
1911 171
1921 123
1936 100
1946 103
1975 68

 1866 1975
Agriculture et mines
80,83 %34,6 %
Industrie et artisanat 18,13 % 43,9 %
Commerce, services1,04 %21,5 %


 

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t4, p. 676:

Sirèch ou Sireix, village d'Azu, colonie d'Arras, formant un Bic avec Arras et dépendant de la Seigneurie de Montperlé.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t1, p. XIV:

Vallée d'Azun …. on y comptait huit communautés groupées dès les temps les plus anciens en quatre bics ayant chacun leurs biens propres :
… enfin Arras et Sirèch. …Sirèch était colonie d'Arras. …C'est ce qui expliquequ'Arras était d'une antiquité plus haute.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t1, p. 112-113:

Les Abbés lays étaient nombreux en Labédâ.
Voici l'énumération de ceux qu'on y comptait en 1783, d'après les réponses faites au questionnaire de l'Évêque, adressé aux curés, en cette année, et conservé dans la bibliothèque de Tarbe :
En Bat Surguère : Aspi, Biyér, Ossén et Ségus;
En l'Estrème de Sales : Ayzac, Bidalos, Biéouzac,
Gès-en-Labédâ, Ouzous, Sales-en-Labédâ, et Sère en Labédâ ;
En la vallée d'Azù: Arcizâs-Soubirou, Arras et Sirèch;
En la Ribera de Sén-Sabi : Us ;
En l'Estrème de Castet-lou-Bou : Antalos, Berbérus, Cot-d'Oussan, Gazos, Géou, Ger, Lias, Lugagnâ, Ousté, Ourdis, Sén-Créac.
En la Ribèra de Dabant-Ayga : Arbouch, Bièr, Préchac en Labédâ, Sen-Germès et Senta-Maria, Sén-Pastous.
En la vallée de Barètge : Esqièze, Estèrre, Sazos, Sers, et Sèn-Marti.
Ces Abbés lays possédaient la dîme du village et le droit de présentation à la Cure. Et on a remarqué qu'en Béarn, sous le règne de Jean d'Albret, nombre d'Abbés laïques de ce pays, devenus calvinistes, continuaient à jouir du droit de présenter le Curé catholique.
La maison des Abbés lays, ordinairement rapprochée de l'église, passait pour noble et était exempte de la taille, ainsi que les terres, anciennes dépendances des Abbadies ou Abbayes. Ils touchaient les revenus de l'église, mais ils étaient tenus des frais d'entretien de l'édifice et du salaire des Curés. Il leur arrivait parfois de garder toute la dîme pour eux, et, en ce cas, les paroissiens subvenaient aux dépenses du Curé, au moyen d'une redevance nommée pagéra.
Le titre d'Abbé lay induit en erreur bien des personnes qui s'imaginent que celui qui le portait était engagé dans les ordres sacrés. C'est ainsi que le savant naturaliste béarnais Palassou passe pour être prêtre, parce qu'il était Abbé lay d'Ogenne. Les Abbés lays n'avaient aucun caractère ecclésiastique ; c'étaient des laïques, pouvant donc se marier, et même laisser des filles héritières de leurs droits et pouvant présenter à la Cure vacante.
La maison où résidait l'Abbé lay portait le nom d'Abbadia. Ce nom ne s'est pas perdu et se retrouve encore dans tous les lieux du Labédâ où il y avait un Abbé lay.
NOTA. - Davézac donne (t. I, p. 138, note) les noms des Abbés lays de Bigorre pour l'année 1760.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t1, p. 453 - 457:

1290 - Confrontations et limites des montagnes de la Vallée de Caoutarés. — Sentence arbitrale

On a vu (p. 173, que vers 1060, l'Abbé Bernat II avait fait délimiter les montagnes de la Vallée de Caoutarés, en faisant empreindre et graver des croix sur des pierres inébranlables ou rochers placés sur la ligne de partage des eaux, et j'ai rapporté ces bornes ou limites.
Or, il arriva, par le laps du temps, que les Communautés limitrophes de ladite Vallée, savoir : Arcizaas-Daban, Arras et Sirèch, et les Trois Lieux (Galhagos, Arcizaas-Déssus et Bun, qui sont au Couchant ; et Biscos, Sazos et Sassis, qui sont au Levant, il arriva, disons-nous, que ces Communautés, méconnaissant les bornes et prétendant qu'elles étaient mal placées, menaient leurs bestiaux sur le territoire de la Vallée, en sorte que l'Abbé, pour la conservation de ses droits, était obligé de faire pignorer les animaux, ce qui causa de graves querelles entre le Couvent et les Communautés. Après de longs débats et contestations, les parties convinrent de s'en remettre à la décision des Arbitres suivants, pris parmi les Hommes Probes ou Experts Prud'hommes du Labédâ :
Arnâout de Labédâ, Seigneur de Béoucén et de Miramont, Arnâout de Barètge, Arnâout d'Abilhac, Bernat de Doumèc, et Arnâout cle Balagnas, choisis par l'Abbé et les Moines de Sén-Sabi, d'une part ;
Et Guilhèm-Arnàoui d'Abadia, Douat d'Ourout et Gailhardet. die Biéouzac, élus par les Communautés, d'autre part.
Ces gentilshommes ordonnèrent aux parties de produire par écrit leurs demandes et défenses respectives, et, après les avoir lues, ils furent d'avis de se transporter sur les lieux, et d'aller de borne en borne et de croix en croix, pour reconnaître la séparation des montagnes du Couvent d'avec celles des villages susdits. Par cette vérification sur place, les Arbitres reconnurent que les bornes et croix, telles que l'Abbé Bernat les avait fixées, étaient absolument exactes. En conséquence, par leur Sentence, ils maintinrent les Religieux en la possession et propriété des montagnes contenues sous ces limites, et, reconnaissant sans doute la mauvaise foi des Communautés, ils ordonnèrent que si, à l'avenir, elles portaient ou faisaient aucun trouble ou controverse aux Religieux, ou à ceux qui jouiraient des montagnes par la permission ou autorisation desdits Religieux, elles seraient tenues de payer 500 florins d'Aragon en or, à perpétuité, à chaque fête de St Michel de Septembre, auxdits Seigneur Abbé et Religieux, et que leurs propres montagnes seraient confisquées, la moitié au -profit du Comte, et l'autre moitié au profit du Couvent. La Sentence fut rendue et prononcée, et Acte en fut passé le 29 Janvier 1290 (ou 1291 du Calendrier Grégorien), au Doumèc d'Ourout, en présence des témoins suivants : En Aoujè de Lord (ou Loyt); En Aoujè-Ramoun d'Ossun; En Guilhèm-Arnâout de Biélapinta, et En Bernat d'Astè, Capitaine de la ville et Château de Lourde, et du Notaire Bernat Cortacle de Tarbe.
On y lit ce détail particulier : « que ceux qui menaient paître leurs troupeaux aux montagnes de Caoutarés payaient deux fromages par an, l'un au Seigneur Comte, et l'autre au Seigneur Abbé ; et que le nombre de ces fromages allait à 170. (Voir la Charte aux Preures.)
Antin

Antiquité de la possession de leurs Ports et Montagnes par les Communautés Labédanaises

A quelle époque remonte la possession (le leurs Ports et Montagnes par les Communautés Labédanaises, celles de Castèt-lou-Bou exceptées ? C'est une question que j'ai déjà tenté de résoudre ci-dessus,."p. 141 et suiv.) ; j'y reviens maintenant, la Charte du 29 Janvier 1290, que je viens d'analyser, me permettant de maintenir ma réponse, tout en lui donnant encore plus de précision.
On voit, par cette Charte, qu'en 1290, Arcizaas-Daban avait en propre ses Pâturages, Ports et Montagnes, dont ses habitants jouissaient seuls et en commun; et qu'il en était de même d'Arras et Sirèch réunis ; de Galhagos, Arcizaas-Déssus et Bun réunis, formant le groupe ou Bic dit Trés Locs (ou Trois Lieux); et du groupe des quatre Communautés barégeoises de Darrè-Ayga, savoir : Sassis, Sazos, Grus et Biscos.
Rien ne prouve que ces Communautés les eussent obtenus par une concession des Comtes de Bigorre. Elles les possédaient déjà vers 1060, quand l'Abbé Bernat les délimita d'avec les Ports et Montagnes de la Vallée de Caoutarés ; elles en jouissaient dès avant la donation de cette Vallée en 915 au Couvent de Sén-Sabi, et cette jouissance avait commencé au temps même où les Labédanais vinrent s'établir dans les Vallées, car, sans la jouissance des pâturages, ce peuple de pasteurs n'aurait pu y subsister. Et bien qu'ils eussent reconnu la souveraineté des Comtes de Bigorre, établis en 819, et qu'en signe de cette reconnaissance ils lui payassent un fief annuel, absolument comme s'ils avaient tenu leurs Ports et Montagnes d'une concession, cela n'empêchait pas la jouissance d'être bien antérieure au fief; et si nous avons des documents par lesquels les Comtes confirment les Labédanais dans l'antique possession de leurs Ports et Montagnes, en revanche il n'est resté nulle trace écrite ni traditionnelle d'une concession primitive, ni du nom du Comte qui l'aurait consentie; ce qui s'explique naturellement, cette concession n'ayant point existé.

Antiquité des Bics d'Azet, de Barège et de Dabant-Ayga

Si en 1290 les huit Communautés d'Azu avaient possédé en commun leurs Ports et Montagnes, on les verrait toutes figurer dans le procès des Limites. Au lieu de cela, nous n'y trouvons que celles d'Arras et de Sirèch, et celles dites Trois Lieux, et ce qu'il faut bien remarquer, Arras et Sirèch comme possédant leurs Montagnes en commun, et les Trois Lieux pareillement les leurs en commun. Il est donc certain que dès et avant 1290, les Communautés d'Azû s'étaient partagé les Ports.et Montagnes de leur Vallée, en ayant égard à leurs relations entre elles et à leur convenance et commodité.
Quatre lots en avaient été faits et attribués, un aux deux Communautés réunies d'Arréns et de Mar-sous, un autre aux deux Communautés d'Arras et de Sirèch, un troisième aux trois Communautés de Cralhagos, Arcizâs-Déssus et l3un, enfin un quatrième et dernier à celle d'Aoucun toute seule.
C'était véritablement, moins le nom qui n'y était pas usité, la division de la Vallée en quatre Bics (ou cantons), division que la vraisemblance permet de faire remonter à l'époque reculée de l'établissement même des Labédanais.
Suivant la tradition, les Communautés de Marsous et de Sirèch étaient filles respectivement de celles d'Arréns et d'Arras ; et cela explique pourquoi Arréns et Marsous possédaient ensemble une part indivise, ainsi qu'Arras et Sirèch. Quant aux Trois Lieux : Galhagos, Arcizâs et Bun, qui possédaient aussi une part indivise, ils furent ainsi groupés à raison de leur voisinage mutuel.
De même qu'elles s'étaient partagé leurs Ports et Montagnes, elles se partagèrent le droit de portalage, qui était un fief ou redevance de trente florins, dû annuellement au Seigneur Comte à raison de ces Ports. Ainsi, Arréns et Marsous réunis payaient pour leur part 20 livres 5 sols tournois. D'ailleurs toutes étaient solidaires les unes des autres devant le Comte.
L'antique division des Montagnes d'Azû subsiste encore de nos jours , sauf quelques modifications opérées par un partage volontaire entre Arréns et Marsous, en 1591, ou survenues par l'érection en Communes des trois hameaux d'Arbéost en 1743, de Herrèra en 1790, et d'Estaing ou Estagne en 1834.
Ce qu'on vient de dire de l'établissement des Bics dans la Vallée d'Azû s'applique pareillement aux Bics non moins anciens de la Vallée de Barège et de la Ribera de Dabant-Ayga.


Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t2, p. 15-16:

1303 : Nouvelle délimitation entre Arras et Sirèch d'une part et la Vallée de Caoutarés de l'autre

Il semble que la délimitation de 1290 n'ait pas été suffisamment précise en ce qui concerne la séparation du territoire de la Vallée de Caoutarés, d'avec les ports et montagnes du Bic d'Arras et Sirèch.
Des difficultés s'élevèrent au sujet des ports et montagnes de Gerret, de la Habassola , de Castèt-Abarca et d'Ilhéou, entre Fort d'Arcizaas, Abbé de Sén-Sabi, et les Bézis de la Ribèra, d'une part, et Gacharnaout d'Abadia, Gacharnaout de Cazayous et les Bézis d'Arras et Sirèch, d'autre part. Elles furent aplanies de la manière suivante par un nouvel arbitrage : les Bézis d'Arras et de Sirèch ayant élu pour leurs Procureurs les susdits Gacharnaout d'Abadia et Gacharnaout de Cazayous, ceux-ci à leur tour choisirent huit Prud'hommes parmi les Anciens des Bézis de la Ribèra, qui eurent mission et pouvoir des deux parties pour préciser les limites communes, mieux encore que n'avait fait l'acte de 1290.
Ces huit Anciens et Prud'hommes étaient : Pèy de Plas-Débat, de Sén-Sabi ; Arnâout de Doumèc, de Balagnas ; Bernat de Lodné, d'Arbilhec (quartier de Sén-Sabi) ; Arnaout-Bernat de Soberbia, d'Us ; Bounèou de Tréy, de Nestalas ; Bernat-Fort de Fré-chiet, de Souloum ; Monasso çleou Soulè et Arnaout de Hountâ, de Caoutarés.
Après avoir fait serment sur l'Autel de Sént-Ouréns « de ne point faire tort aux Bézis d'Arras et de Sirèch », ils se transportèrent sur les lieux objets du litige, allant du Malh, du Juncadé de Téé et de la Ribèra, qui est en la montagne de Gerret, droit au Soum déra Habassola, puis descendant vers Castel-Abarca jusqu'à la Passada déou Gaa, et remontant de là vers le Cot déra Héougada, ils fixèrent les vraies limites par des croix nombreuses gravées sur les rochers.
Cette délimitation eut lieu le XIIe des Calendes de Septembre (ou 21 Août) de l'an 1303, étant témoins Douat d'Antagnâ et Pèy de Sassis, Bézis d'Arcizaas-Daban, et Bernat de Lapéna, de Béoucén, Notaire public en Labédâ.(Voir l'acte aux Preuves).
Ici encore on peut remarquer que le choix des Arbitres fut fait, avec une entière bonne foi de la part des deux parties, de la même manière qu'en 1301 celui des Arbitres qui réglèrent le différend entre Sén-Pastous et les Bézis du Bic du Plâ.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t2, p. 221-222:

1426 : Donation de la Baylie ou seigneurie d'Azû par le Comte Joan, au Vicomte Arnâout V

Le Vicomte Arnaout V avait rendu de grands services militaires au Comte Joan, dont il avait suivi le parti dès longtemps avant que ce Comte eût été mis en possession de la Bigorre.
Or, le Comte, étant en son Château de Maoubézi, lui donna, par Acte du 9 Mai 1426, « pour les grands et nombreux services qu'il avait reçus de lui et qu'il en attendait encore, la Vallée d'Azû, hommes et femmes, justice basse et faymidret, se réservant seulement la haute justice, souveraineté et ressort, ainsi que l'Ost et la Cabaoucada, quand il les convoquerait soit par lui-même, soit par son député ; à la seule exception, cependant, des habitans de Sirèch, qui ne pouvaient être convoqués pour l'Ost et la Cabaoucada que par le seigneur de Béoucén « No son tenguds [los de Sérèch], sino aou Segnoù de Béoucén, pla que ladita Segnouria è juriditsioù haoùta aparténga è espètte aou Coumté. »
Le Comte continua d'exercer la Haute Justice, par un Bayle Comtal, dans la Vallée d'Azû, avec les Juges du lieu ; et de son côté le Vicomte de Labédâ y mit un Bayle à lui pour l'exercice de la Justice Basse et du faymidret.
A cette donation perpétuelle, le Comte en ajouta, par le même Acte, une autre mais viagère : il donna au Vicomte, pour le temps de sa vie seulement, les deux Ports et Montagnes d'Aoussouo et de Herrèra ou Pouéy-Aspè, aux frontières d'Aragon, dans la vallée de Gabarnio, avec tous les droits, devoirs et dépendances y attachés.
Quelques lecteurs, peu familiers avec les Actes anciens, seront étonnés et peut-être scandalisés en lisant que le Comte Joan donnait la Vallée d'Azû, hommes et femmes. Ce n'était là qu'une manière de parler, car les hommes d'Azû étaient libres de tout temps, et le Comte ne donnait que les droits qu'il percevait des hommes et des femmes. Lorsque, de nos jours, un propriétaire vend une maison peuplée de locataires, ou une terre affermée, il ne vend pas les locataires de la maison, ni le fermier de sa terre, mais il vend les droits de loyer et de fermage qu'il en recevait, en même temps qu'il vend la maison ou la terre. La chose est la même, mais la manière de la dire est changée, voilà tout.
Il convient de faire remarquer que depuis les temps les plus anciens jusqu'en l'année 1426, le pays d'Azû n'eut jamais d'autre seigneur que le Comte de Bigorre ; et depuis 1426 à 1789, que le Comte et le Vicomte de Labédâ. J'ai déjà relevé (t. ler p. 429) l'erreur où sont tombés les historiens Duco, et autres, quand ils disent que les seigneurs de la terre de Castelnau d'Arras étaient seigneurs de la Vallée d'Azû. C'est une double erreur, car 1° il n'y a jamais eu, à Arras, un bien noble nommé la Terre de Castèt-Naou ; et c'est par confusion avec le Château qu'on l'a cru ; et 2° les seigneurs dits de Castèt Naou ou Castelnau étaient simplement des Coarraza à qui le Comte avait confié la garde de la citadelle d'Arras nommée Castèt-Naou.

Faymidret, qui signifie littéralement fais-moi droit, était 1.1a juridiction seigneu-riale, 2. ou la redevance de justiciable à seigneur ayant juridiction.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t2, p. 238-239:

1429. LE CENSIER DE BIGORRE

De la Ribèra de Sén-Sabi, les Commissaires se rendirent dans la vallée d'Azù, qui comprenait les villages suivans : Arréns, Marsous, Aoucun, Galba-gos, Arcisaas-Déssus ou Sobirou, Bun, Arras et Sirèch.
La Vallée d'Azû confrontait de Midi avec la Pierre de St-Martin, qui était marquée d'une croix plantée sur une élévation (Poéy) appelée de St-Martin de las Arras. Elle était séparée, à l'Occident, de la Vallée d'Ossaou, par le ruisseau deou Loo.
La Justice haute appartenait au Comte qui l'exerçait par son Bayle et ses Juges propres, lesquels connaissaient de la confiscation des biens, des causes de soixante sols morlaas et au-dessus, et des punitions corporelles. La Justice moyenne lui appartenait également. Mais la Justice basse, de cinq sols morlaas seulement, appartenait au Vicomte de Labédâ, en vertu de la donation que le Comte lui en avait faite en 1426 ; il avait son Bayle propre, avec les mêmes Juges que le Comte.
Avant d'entrer en fonctions, les Bayles prêtaient serment entre les mains des Juges, et réciproquement.
Les habitans déclarèrent avoir toujours eu, tant pour eux que pour leurs bestiaux, la jouissance de toute leur Vallée, sans autre titre que la possession immémoriale ; pour raison de quoi ils étaient tenus à faire host et cabaoucade au Comte chaque fois qu'il les en requérait, et à lui payer chaque année à la Fête de Toussaints, un fief de trente florins pour droit de portalage.
Les Consuls de cette Vallée déclarèrent qu'Arras était du domaine du Comte, quoique mossén Bernard de Coarraza en fût possesseur, qu'il en perçût toutes les rentes et même la ledza du marché d'Argelés, qui dépendait du Château d'Arras. Bernat de Coarrase assura que le Comte lui en avait fait don pour aussi longtemps qu'il lui plairait (tant cum à luy playra).
Il y avait à Arras deux maisons nobles sujettes à l'hommage : celle de Domèc et celle de Casayoos, ainsi désignées :
Lo Cap Casau de Domèc ten Gaxarnaut de Domèc en que a hostau, borda, cazau è autràs aper-tenensas ; es noble de homenatge.
Lo Cap Casau de Casayoos ten Gaxarnaut de Casayoos, en que a hostau, borda, casau e autres apertenensas ; es noble de homenatge. »
Les habitans de Sirèch dirent que la Seigneurie Haute appartenait au Comte, mais que le Seigneur de Béoucén était leur Seigneur direct et foncier, et qu'ils ne recevaient d'ordre que de lui : son sénsaous è qestaous deou senhor de Béoucén è que jaines no son niandatz sino per lodit senhor de Béoucén.
Les Commissaires visitèrent ensuite l'Estréma de Salas, dont les lieux étaient : Ourout-Argelès, Gèz, Sèra, Salas, Ouzous, Ost, Bidalos, Agos, Ayzac, Bieouzac.
Les redevances dont l'énumération est faite dans l'article de chaque Cap-Cazaou paraissent devoir être demandées à celui qui possède la maison du Cap-Cazaou, dont le nom est toujours porté par les héritiers et successeurs, quoique d'une autre famille, sauf à eux à indiquer la pièce affectée et celui qui en est le possesseur actuel.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t2, p. 483-485 :

1598 : Sentence Arbitrale entre Arras et Sirèch d'une part, et les Trois-Lieux, de l'autre, au sujet des Pâturages d'Ilhéou.

Sur le versant occidental de la Vallée du Marcadaou, et non loin du lac d'Ilhéou, sont trois Montagnes ou Pâturages appelés l'un Ilhéou-Déssus, le deuxième Ilhéou-dét-Méy, et le troisième llhéou-Débat. Ces pâturages sont contigus dans l'ordre où l'on vient de les nommer.
Vers la fin du XVIe siècle, des difficultés s'élevèrent entre les Bézis des Trois Lieux et ceux d'Arras et de Sirèch, au sujet de la propriété et des limites de leurs Pâturages d'Ilhéou, et ceux de la Habassola et de Castèd-Abarca, situés dans le même versant du Marcadaou.
Après avoir été soumise au Jugement du Sénéchal de Bigorre, la contestation se trouvait pendante devant le Parlement de Toulouse, lorsque les Communautés résolurent de la confier à des Arbitres, qui la jugèrent le 14 Septembre 1598, suivant Acte retenu par Me Bernat Duboé, notaire de Tarbe.
Par leur Sentence :
1° Arras et Sirèch sont maintenus en la propriété de la montagne d'Ilhéou-dét-Méy, d'après des bornes et limites qui sont indiquées pour servir de séparation, du côté du Levant avec Ilhéou-Débat, appartenant à la Ribèra, et du côté du Couchant avec Ilhéou-Déssus, appartenant aux Trois-Lieux ; avec pouvoir d'y pignorer de sept sols et demi le bétail étranger qui s'y trouverait gîter de nuit. Toutefois, au cas où le bétail desd. Trois-Lieux, poussé par le mauvais temps, se jetterait de ses parcs d'Ilhéou-Déssus dans la montagne d'Illaéou-dét-Méy, pour se mettre à l'abri, et serait contraint d'y gîter de nuit, les Sindics d'Arras et de Sirèch ne pourront point alors le pignorer, Mais permettront qu'il y demeure tant que la nuit durera, et le jour après, pour paître, si bon semble aux pasteurs, suivant la coutume et droit de bon voisinage ;
2° De plus, Arras et Sirèch sont maintenus en la possession et propriété de la montagne de la IIabassola ;
3° Les Trois-Lieux sont maintenus en la possession et propriété des Touéts, depuis le Cot déra Héougada, jusqu'à Castèd-Abarca, avec faculté d'y pignorer de 7 sols et demi le bétail étranger en cas de yazensa de nuit ; étant réservé pour Arras et Sirèch le droit de passage avec leurs bestiaux et voitures, allant à Castèd-Abarca et à la Habassola, ou en revenant.
4° Et quant à la montagne de Castèd-Abarca, elle demeurera commune aux deux parties pour y paître de jour, avec injonction à chacune de se retirer gistre à son Cuyéou, défendant aux uns de gistre aux Cabanes des autres, sous peine de la pignoration susdite.
Cette Sentence est relatée en Noalis, Cartulaire d'Arras, f" 48 v°, et analysée dans son grand Cartulaire, f° 203 r°. Je la rapporte dans mes Preuves.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t3, p. 363-365:

1686 : Une Relique de saint Bertrand est donnée à la Vallée d' Azu. Pourquoi Arras et Sirèch étaient exempts de l'Offrande du Beurre.

En l'année 1686, il y eut Jubilé ou Grand Pardon en la Cathédrale de Cominge, le trois Mai étant tombé un Vendredi. Un prêtre azunais, Me Pierre Cazanaba, Bachelier en Théologie, avait eu l'honneur périlleux -de le prêcher, et il l'avait fait avec un mérite et une piété qui lui valurent les éloges de Monseigneur de Réchigne-Voisin, Évêque de Cominge. Pierre Cazanaba avait été député par l'es habitans d'Azù, pour demander qu'il leur fùt fait don d'une parcelle du corps de saint Bertrand. L'Évêque accueillit favorablement la demande, voulant récom-penser la dévotion, six fois séculaire, des Montagnards, pour le Saint qui avait honoré leur Vallée de sa présence et de ses instructions. En conséquence, le Samedi 4 Mai, à l'issue de la Grand'Messe, revêtu de ses habits pontificaux, assisté de son Chapitre, et en présence des Fidèles qui remplissaient la Cathédrale, il se transporta devant l'autel, fit ouvrir la châsse contenant le corps du Saint, en tira une petite côte que, après l'avoir partagée en trois morceaux, il mit dans une boite d'argent, scellant ensuite celle-ci de son sceau et de celui du Chapitre. Et pour que cette Relique fut reçue avec plus de respect, il voulut que deux Chanoines et quatre Prébendiers la portassent aux Azunais, en même temps qu'ils iraient recevoir le Tribut de Beurre ; mais à ce don précieux il mit cette condition expresse, que les Azunais délivreraient aux Chanoines un Acte portant promesse de continuer, à perpétuité, l'Offrande du Beurre fait chaque année, la veille de la Pentecôte, dans les six villages d'Arréns, Marsous, Aoucun, Bun, Galhagos et Arcizâs-Déssus.
Tout se fit suivant les prescriptions de l'Évêque. Le Tribut de Beurre continua d'être acquitté jusqu'en 1789, quand éclata la Révolution, et même jusqu'en 1793, au dire de M. Louis d'Agos, auteur de la Vie et Miracles de Saint Bertrand.
La sainte Relique, reçue avec reconnaissance et piété, fut l'objet de la vénération générale jusqu'au jour de cette fatale Révolution qui couvrit la France de ruines et de sang. Que devint-elle pendant cette époque de troubles et de terreur? Je n'ai pu réussir à le savoir, mais il est vraisemblable qu'elle fut brûlée par les patriotes du pays, fous de cette folie de destruction qui sévissait sur la France entière.
On trouvera, aux Preuves, le Procès-Verbal de ce Don, dressé par Monseigneur de Réchigne-Voisin. C'est une preuve incontestable de la réalité du Tribut de Beurre, comme celui-ci est la preuve de la mission de saint Bertrand en Azû.
Le lecteur, qui sait déjà que le Tribut de Beurre était payé par la Vallée d'Azû, se demandera peut-être pourquoi l'Évêque n'énumère pas les Communautés d'Arras et de Sirèch avec les six autres, qu'il désigne nominativement, qui devaient faire la promesse de le continuer à perpétuité.
Le motif de cette exception est curieux à connaître, et je le rapporte ici d'autant plus volontiers, que je l'ai omis eu racontant comment l'Offrande avait pris naissance.
Lorsque saint Bertrand, s'éloignant des lieux où on l'avait grossièrement outragé, arriva aux approches du village d'Arras et devant la maison de Lacontre, les gens de cette maison vinrent au-devant de lui, l'accueillirent avec vénération et pansèrent sa Mule mutilée. C'est pourquoi Bertrand, lançant l'interdit sur la Vallée, du haut d'une grosse pierre se voit encore dans le pré qui est devant la maison, excepta le village d'Arras, et avec lui, celui de Sirèch, sa colonie. Arras et Sirèch n'eurent donc pas à faire amende honorable, grâce à la piété de la famille Lacontre. Telle est la tradition qui subsiste encore à Arras. Une croix avait autrefois été gravée sur la Pierre de l'Interdit, mais il n'en restait aucune trace lorsque je l'ai visitée en 1892.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t4, p. 143-144:

1772 : La Communauté d' Arcizâs-Daban veut interdire son territoire aux bestiaux de la Communauté d'Arras. Un dénombrement d' Arcizaas.

La Communauté d'Arcizâs, se fondant sur l'Édit de 1771 qui abolissait le droit de Parcours, fit signifier un Acte, le 8 Juin 1772, à la Communauté d'Arras, pour s'opposer à l'introduction des bestiaux dans ses biens communaux.
« La Communauté d'Arras, et celle de Sirèch qui prétendait avoir le même droit, demandèrent qu'en attendant la vérification des limites des divers territoires, elles fussent provisoirement maintenues dans leur droit de Parcours. Et t'est ce qui leur fut accordé par deux Ordonnances des 27 du même mois de Juin et 11 Juillet suivant, qui furent confirmées l'une et l'autre par un Appointement contradictoire du 26 du même mois, lequel ordonna qu'il serait sursis à toute arrestation de bestiaux, et ce, à peine de 50 livres d'amende. » (Extrait des Qualités d'un Arrêt de la Cour de Pau, rendu le 18 Juin 1828.)
En vertu de ces Ordonnances, Arras et Sirech continuèrent d'exercer leur droit de Parcours sur le territoire d'Arcizâs-Daban, sans aucun trouble, jusqu'en 1787.

Voici, sur la Communauté d'Arcizâs-Daban et son terroir, des détails précis tirés du Dénombrement fourni par son Sindic le 29 Avril 1730, et vérifié et confirmé par Arrêt du 16 Juillet 1734.
Arcizâs•Daban est situé entre la Vallée d'Azû et la Ribera de Sén-Sabi, sans appartenir ni à l'une ni à l'autre, non plus qu'à aucune autre Vallée. Son terroir confronte du côté du Levant avec terroir du lieu de Sén-Sabi ; du côté du Midi avec la Montagne de l'Estiba appartenante aux Bézis d'Arcisâs ; du côté du Couchant avec terres de certains particuliers d'Arras et le Gave d'Azû ; et du côté du Nord avec le terroir du lieu de Laou.
En outre de ce terroir, la Communauté possède la montagne d'Estiba, celle de Soum d'Anapéou, et celle de Serras.
Les Habitans de doux maisons sont fiévataires et justiciables du Roi ; ceux des autres sont fiévataires et justiciables, les UnsIde l'Abbé de Sén-Sabi, et les autres du Seigneur de la maison de Doumec ou château d'Arcizaas.
Le Premier jour de l'An de chaque année, ou à la fête de saint Jean-Baptiste, sont élus, par ordre des Maisons, deux Consuls, qui prêtent serment à la Communauté avant d'entrer en fonctions.
Voir aux Preuves le Dénombrement de 1730.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t4, p. 433-435:

1866 : Procès d'Arras et Sirèch contre Bun, Gaillagos et Arcizâs-Déssus, au sujet du Droit de Parcours

Dans le courant de l'année 1864, des troupeaux appartenant à des habitants d'Arras et de Sirèch, qu'on avait conduits à la montagne d'Ilhéou-det-Méy, propriété de ces deux Communes, furent surpris paissant clans la Montagne d'Ilhéou-Déssus, qui lui est contiguë, et qui appartient aux trois Communes de Bun, Gaillagos et Arcizâs-Déssus. Procès-verbal en ayant été dressé, les délinquants furent traduits devant le Juge de Paix d'Aucun ; mais les Maires d'Arras et de Sirèch s'étant présentés, élevèrent la question préjudicielle, prétendant que la Coutume établissait le Droit de Parcours Réciproque de jour entre Parroisses voisines, Droit dont leurs administrés auraient toujours joui jusqu'au jour du trouble. Sur quoi, le Juge de Paix déclara surseoir à statuer jusqu'après décision du Tribunal compétent.
Devant le Tribunal de Lourde, les Maires d'Arras et de Sirèch soutinrent que lad. Montagne d'Ilhéou-Déssus, contiguë à leur Montagne d'Ilhéou-det-Méy, était grevée à leur profit du Droit de Parcours de Soleil à Soleil, pour les troupeaux que leurs bézis tiennent à Ilhéou-det-Méy et autres quartiers contigus. Par Jugement du 3 Avril 1865, le Tribunal rejeta leurs demandes et les condamna en tous les dépens. Ils interjetèrent appel le 12 Juin suivant. La Cour de Pau, par son Arrêt du 21 Mars 1866, les en débouta, et les condamna à l'amende et aux dépens. Voici un résumé des motifs de l'Arrêt :
Après avoir constaté « que le Droit de Compascuité Réciproque de jour entre les Communautés d'Arras et de Sirèch, d'une part, et celles de Bun, Gaillagos et Arcizàs-Déssus, d'autre part, clans leurs Montagnes d'Ilhéou-Déssus et d'Ilàéou-det - Méy, était nettement établi par la Sentence Arbitrale du 14 Septembre 1598 "Que si l'Édit du mois de Juillet 1771 avait aboli le Parcours Réciproque d'une manière générale, l'Arrêt du Conseil du Roi, en date du 28 Février 1773, en avait excepté les Communautés de la Montagne, qui continuèrent à jouir de cette faculté réciproque ;
Qu'elles y avaient été maintenues par l'art. 2, section IV, titre 1er de la Loi des 28 Septembre-6 Octobre 1791 ;
La Cour ajoute :
Mais, en admettant le Droit Réciproque de Parcours de Commune à Commune, il reste à prouver qu'il a été conservé par son exercice ;
Qu'il est à remarquer que les parties appelantes, en se pourvoyant au pétitoire, ont implicitement reconnu qu'elles n'étaient pas en possession de l'exer-cice du Droit dont il s'agit ;
Que les preuves offertes de cette possession ne sauraient être accueillies pour le temps qui s'est écoulé depuis la promulgation du Code Napoléon ;
Enfin que l'Articulat sec et vague des preuves offertes, et l'ensemble des circonstances de la cause doivent les faire rejeter. »
(Archives de la Cour d'Appel.)
Ainsi la Cour reconnut aux Communes d'Arras et de Sirèch le Droit, d'ailleurs réciproque, de Parcours; mais elle décida que, faute de s'en être maintenues en possession par son exercice, elles en avaient encouru la prescription.

Extrait des "Annales du Labéda", Jean Bourdette, t2, p. 238-239:

Le château de Montperlé d'Arras

On ne saurait dire au juste en quoi consistait la Seigneurie de Montperlé. Le principal des fiefs qui la composaient, était celui du village de Sirèch, colonie fondée par des hommes et femmes d'Arras, sur un terroir appartenant aux Seigneurs de Montperlé. La seigneurie de ce village passa aux Labédâ de Béoucén, puis à la famille vicomtale de Labédâ, et de celle-ci, aux Vicomtes successifs jusqu'au dernier, le Prince de Rohan-Rochefort, qui la possédait en-core en 1789. C'est ce qui explique cette singularité qu'en 1429, tandis que les autres villages d'Azû dépendaient directement du Comte, celui de Sirèch seul était de la seigneurie directe du Seigneur de Béoucén, et ne marchait que par son ordre.
Sirèch fit d'abord partie de la Communauté d'Arras comme étant sa colonie. A une époque impossible à préciser, mais très ancienne, ce village devint Parroisse et Communauté distincte, et clans le partage des droits communaux qui s'ensuivit, Arras lui donna une cinquième portion d'usage de ses biens communaux, se réservant en particulier les quartiers appelés Haougarâ, Bousquet, Lacosta, Héréchouza, Arrégnat, Estrémaou, Bachans et autres. (Voir Cartulaire d'Arras, f° 2 v°, par Noalis, aux Archives d'Arras).